Parlons de l’arrivée de la chenille ravageuse de maïs au Bénin

Papillon Spodoptera Frugiperda

Elle a été détectée en Afrique centrale et occidentale au début de 2016 puis dans les premiers mois de l’année 2017 en Afrique Australe.

Comment est-elle arrivée au Bénin ?

Les années 2014, 2015, 2016 ont connu les records les plus chauds de l’histoire des températures de l’histoire des temps modernes. 2016 où l’invasion a commencé a été l’année la plus chaude sur la planète depuis le début des relevés de température en 1880 marquant donc le troisième record consécutif de chaleur. Septembre 2016  a marqué la fin des records mensuels consécutifs de chaleur enregistrés pendant 16 mois résultant en partie de la récurrence du courant équatorial chaud du Pacifique qui a commencé à se dissiper au printemps. Par conséquent, la plupart des espèces thermosensibles ont connu une menace importante de leurs niches écologiques à l’échelle de la planète.  Elles sont obligées de se déplacer d’un pays à un autre et d’un continent à un autre à la recherche de l’équilibre et de la survie dans un environnement viable et vivable.

Ainsi le papillon Spodoptera Frugiperda qui produit la chenille légionnaire ravageuse de maïs a apparu au Bénin en 2016. Elle est une chenille d’Amérique et a une capacité d’attaquer 100 espèces de plantes, 27 familles végétales avec une ponte rapide et une prolifération inimaginable. La température optimale pour le développement larvaire est de +28°C sur les tropiques. Raison pour laquelle ses dégâts sont beaucoup plus constatés la nuit que le jour. Sa reproduction peut être continue avec 4 à 6 générations par an sous les tropiques alors qu’il ne se développe qu’une à deux générations dans les régions tempérées. Donc vous imaginez que le risque est et sera permanent chez nous et non saisonnier. Nous ne sommes donc pas au bout de nos peines avec le traitement chimiques.

L’invasion de cette chenille pose d’énormes problèmes de famines et d’insécurité alimentaire dans tous les pays touchés et induit une volatilité des prix des produits agricoles.

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