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Production et transformation de produits Biologiques pour un développement durable

Le marché des aliments biologiques est en forte progression depuis une dizaine d’année. Ce qui a fait développer le concept de « produit bio ».Si ce marché des produits biologiques semble intéressant, il demeure encore peu exploité par les pays africains. En effet, un produit biologique est un produit agricole ou une denrée alimentaire dont les méthodes de production visent à respecter l’environnement et les équilibres naturels. Dans ce cadre, le mode de production ne fait intervenir aucun produit chimique de synthèse (pesticides, insecticides, herbicides, fongicides, métabisulfite de sodium, soude…) et exclu radicalement l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Par conséquent, ce type d’agriculture a des contraintes telles que :

  • L’interdiction d’utiliser des insecticides, pesticides et autres ;
  • L’interdiction d’utiliser le carbure de calcium pour accélérer le mûrissement des fruits ;
  • L’interdiction d’utiliser de l’eau de javel pour laver les fruits ;
  • La production de produits biologiques ne doit pas se faire avec la production de produits conventionnels (les parcelles et les lieux de stockage doivent être clairement séparés).

L’application ou le respect de ces contraintes offre un modèle de développement pour l’Afrique. Il (agriculture biologique) respecte l’environnement et permet de lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire. En intégrant les pratiques agricoles traditionnelles et en utilisant les ressources locales, l’agriculture biologique convient particulièrement bien aux agriculteurs africains notamment le Bénin qui est encore à l’étape d’agriculture de type familial. De plus, ce modèle d’agriculture est le plus efficace pour freiner le dramatique processus de désertification qui actuellement secoue le continent africain. Elle améliore la santé humaine et maximise les services environnementaux par la préservation de la biodiversité, l’amélioration des sols et l’exclusion des intrants chimiques agricoles qui contaminent les êtres humains et les écosystèmes.  Le programme EPOPA mis en place par l’Agence suédoise de coopération est un bel exemple.
Mais le drame est que les pays africains promeuvent le développement des cultures d’exportation comme le coton. Par exemple le Bénin déploie d’énormes moyens financiers tels que la subvention des intrants (engrais, herbicides, insecticides) aux producteurs. Ce qui contribue inévitablement à la destruction des sols et de l’écosystème.
A cette allure, nous courrons dangereusement vers une famine sans précédent. Par ailleurs, à quand l’introduction et le développement de la culture du coton biologique au Benin  à l’instar du Burkina Faso ?


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104 commentaires

  1. Je pense pour ma part qu’il faut plus de temps pour la production biologique que celle non biologique. Ce qui fait que ces produits coûtent plus chers. On ne peut donc pas les privilégié au détriment des produits non bio parce qu’ils ne peuvent pas seuls assurer une autosuffisance alimentaire.

  2. en fait, cultiver par exemple l’igname en culture biologique et conventionnelle, la récolte se fera au même moment. Donc, il n’y a pas de différence de temps plutôt la différence dans les intrants utilisés. par conséquent l’agricluture biologique peut bel et bien assurer l’autosuffisance alimentaire.

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