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La crise du pain, bientôt au Bénin

Le pain, aliment de forte consommation dans les grandes villes donne des soucis tant aux fabricants (boulangers-pâtissiers) qu’aux consommateurs.
En effet, la matière première qu’est la farine de blé connait ces derniers jours une hausse spectaculaire de prix : le sac de 50 kg est passé de 18.000fcfa à 20.000fcfa puis à plus de 23.500fcfa en moins de 06 mois. Comment expliquer ce phénomène ?Cette augmentation est due à l’envolée des prix sur le marché mondial.  L’Australie, 3ème producteur mondial du blé avait enregistré les plus graves inondations qui ont coutées chères aux agriculteurs. Ceux de la Russie, pour cause de sécheresse n’avaient pas échappé aux aléas climatiques. Les États-Unis, l’Union européenne et même l’Argentine dont les réserves sont importantes ont préféré les stocker pour satisfaire la demande intérieure.

Ce tableau a fait du coup grimper les cours du blé, obligeant les pays non producteurs à débourser plus pour avoir la farine. Durement frappés par cette hausse, les boulangers des pays africains (Sénégal, Burkina-Faso, Mali, Guinée …etc.) ont affiché ces derniers mois leur colère dans la rue pour forcer la main au gouvernement à intervenir pour éviter que les conséquences des surcoûts affaiblissent les consommateurs.

Malgré l’intervention de l’Etat dans ces pays, la nouvelle structure du pain est à la hausse. Au Togo comme en Côte d’Ivoire, le gouvernement est intervenu sur la Tva pour éviter que le prix du pain grimpe. Quant au Benin, il ne sait encore comment prendre le taureau par les cornes. Car :
1-    Pour les fabricants, une hausse du prix du pain serait inévitable si les autorités ne réagiraient pas.
2-    Si les fabricants n’arrivaient pas à réaliser la première hypothèse, alors une diminution du poids du pain serait une solution palliative. En clair, il est fort possible que les consommateurs achètent deux fois plus qu’auparavant la quantité de cette denrée avant d’être satisfait. Dans ce cas comme dans le premier, les intérêts des consommateurs ne sont pas protégés. La colère risque alors de changer de camp. Elle s’installera dans les rangs des agents économiques et le débat sur le pouvoir d’achat sera d’actualité.
3-    Une troisième hypothèse serait que le gouvernement agisse sur la TVA comme c’était le cas en 2007.

Par ailleurs, qu’avons-nous fait des multiples travaux de recherche sur l’introduction de la farine de manioc afin de réduire la dépendance en farine de blé qu’ont fait nos vaillants étudiants (niveau Bachelor et Master) de nos grandes écoles et universités ?
L’installation d’une ou des usines de fabrication du pain à base de manioc et de maïs serait la bienvenue pour le bonheur des consommateurs béninois.

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