Protection des consommateurs au Bénin: mythe ou réalité

consommateurs béninLa satisfaction des besoins essentiels des consommateurs demeure un pas très important à franchir dans le processus de développement. Le nouveau contexte de consommation durable a davantage requis la définition et la mise en œuvre d’une politique plus élaborée qui permette aux consommateurs de vivre dans un environnement social et économique durable.

Cela se traduit concrètement par l’accès aux biens et services garantissant les droits des consommateurs au regard des objectifs du millénaire pour le développement et les nouveaux défis de développement durable. C’est dans l’optique de contribuer à cette satisfaction que bon nombre d’associations de défense des consommateurs conjuguent leurs efforts. Parmi celles-ci on peut citer :

  1. Association des Pénologues Béninois : Contribuer au développement en s’appuyant sur les TIC
  2. Association des consommateurs des technologies de l’information et de la communication : Amener les prestataires des TIC à améliorer leurs prestations
  3. Association des consommateurs des produits de la communication de la presse écrite et de l’audiovisuelle au Bénin : Promotion des TIC, GSM, des services de la Poste et veille sur la qualité de service
  4. Association des usagers de réseau GSM au BENIN : Servir d’interface entre  clients et opérateurs GSM
  5. Bénin Santé et Survie du Consommateur (BSSC) : Protéger les consommateurs des risques en termes de consommation de produits agroalimentaires et médicaux
  6. Association pour la sensibilisation, la promotion et la défense des droits  humains : vulgarisation des textes relatifs aux droits de l’homme ; lutte contre la corruption
  7. Ligue pour la Défense du Consommateur au Bénin (LDCB) Pour le compte des consommateurs: défendre leurs droits ; protéger leur santé et leur sécurité ; éveiller leur conscience sur leurs droits et responsabilités.
  8. Réseau Béninois pour la Sécurité Sanitaire du Consommateur (RBSSC).

Dans leurs actions de sensibilisation, de formation, d’alerte du gouvernement et de la population face aux dangers ou risques, ces différentes associations se sont heurtées à l’inexistence au Benin d’une loi assurant la protection du consommateur. Ce qui a conduit  en 2007 à l’adoption d’une loi, celle  n°2007-21 DU 16 OCTOBRE 2007 portant protection du consommateur en République du Bénin.

Mais force est de constater  que cette protection n’est pas encore effective. Comment peut-on expliquer cet état de chose ?

Selon le rapport  « Etat de la qualité de la consommation au Benin » réalisé en 2008 par la Ligue pour la Défense du Consommateur au Bénin (LDCB),  seuls 29% de la population enquêtée connaissent vaguement cette loi ou simplement son existence. Ce sont essentiellement les citoyens avertis tels que les groupes socioprofessionnels organisés (notamment fonctionnaires, syndicats, commerçants, artisans …).

Les 71% de la population restante ignorent complètement qu’il existe une loi sur la protection du consommateur en République du Bénin. Analysant de près la situation, on pourrait expliquer cet état de chose par le fait que 80% de la population béninoise est analphabète. L’analphabétisme limite dangereusement l’accès à l’information radiotélévisée encore que tout le territoire national n’est pas couvert par ces infrastructures de communication.

Par conséquent le devoir revient aux associations de défense des consommateurs de servir de relai pour la vulgarisation de cette loi. Mais le hic dans ce feuilleton où producteurs, associations de défense des consommateurs et les consommateurs même sont les acteurs principaux que la partie défense est ignorée ou plutôt méconnue par celle qu’elle est sensée défendre, et c’est Là où le bât blesse.

Selon le rapport  « Etat de la qualité de la consommation au Benin » réalisé en 2008 par la Ligue pour la Défense du Consommateur au Bénin (LDCB), 72% de la population enquêtée ne connaissent aucune association de défense des consommateurs tandis que seuls 28% en connaissent au moins une.

Il est donc évident que les associations de défense des consommateurs doivent revoir leur mode d’action, leurs systèmes d’information de la population béninoise pour le bonheur de la société.

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