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Manioc source de richesse du Bénin en baisse de production

Le manioc est un produit alimentaire de base vital pour une plus grande partie de la population africaine. Et c’est l’une des raisons pour lesquelles le Burkina Faso envisage d’en diversifier son usage afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire.
Au Bénin, la culture du manioc se fait depuis plus d’un demi-siècle. Elle est d’ailleurs une filière et fait partie des filières choisies par le gouvernement à travers le Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole (PSRSA). Du manioc, une multitude de produits alimentaires peut découler :

  •  Les feuilles servent de légumes dans la gastronomie ;
  •  Dès racines, on a : du tapioca,  l’amidon, des cossettes, le la farine, de l’alcool alimentaire et médical, du gari sous cinq différentes classes

Bref, le manioc est une mine de richesse et de trésor pour une nation qui l’approprie. Et c’est ce qui a fait d’ailleurs l’existence du Programme de Développement des Racines et Tubercules-PDRT (2001-2008).

Ce programme a duré 07ans. Son objectif général est de contribuer durablement à la lutte contre la pauvreté par l’augmentation des revenus et l’amélioration des conditions de vie des ménages ruraux et des femmes rurales les plus vulnérables à travers la rationalisation des activités de production, de transformation et de commercialisation des racines et tubercules dans les zones favorables à leur culture et touchés par la pauvreté.

Mais force est de constater que cette production n’a pas cessé de baisser. Figurez-vous que la production du manioc est passée de 3.055.523 tonnes en 2003 à 2.804.734 en 2007 selon les dernières données sur la production agricole béninoise. « Les superficies emblavées sont passées de 237.892 ha en 2003 à 220.432 ha en 2006, soit une baisse de 17.469 ha en moins de trois ans. De même, le rendement sur la même période a légèrement chuté de 12,84 tonnes par hectare en 2003 à 12,72 tonnes par hectare en 2006» a souligné le chercheur en agronomie MOUSSA BELLO. Cela pourrait s’expliquer par l’inexistence de marchés potentiels à l’international hormis les pays limitrophes qui eux aussi cultivent le manioc.

Aussi l’absence sur le territoire national de grosses usines capable d’absorber la production béninoise de manioc pourrait justifier la baisse de la production. La question à se poser est de savoir si la fin du PDRT traduit la baisse de la production du manioc. Est- ce à dire aussi que le PDRT a manqué de structurer ou de trouver de marchés potentiels pour la commercialisation du manioc?

A ce rythme, le gari risque de devenir une denrée alimentaire de luxe et ne serait qu’à la portée des béninois ayant un pouvoir d’achat élevé.

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