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Le palmier à Huile: une chaîne de valeur ajoutée, en panne de valeur

La culture du palmier à huile au Benin revêt une importance historique. C’est depuis le temps du roi GUEZO (1818-1858) que cette culture a commencé faisant du Bénin (Dahomey dans le passé) le premier pays exportateur d’huile de palme en Afrique. Mais force est de constater que le Bénin a perdu cette place depuis fort longtemps bien que des chercheurs et des institutions de recherche comme le CIRAD aient trouvé des espèces à haut rendement communément appelées « les palmiers sélectionnés ».
Bien que le gouvernement de BONI YAYI ait fait de ce secteur une chaine de valeur ajoutée dans le plan stratégique de relance du secteur agricole (PSRSA), de sérieux problèmes continuent de miner  ce secteur. Ces problèmes sont plus d’ordre social que technique :

  • Les héritiers des feu propriétaires de terres formant des coopératives depuis les années 1970 non seulement divisés réclament leur bien (la terre).  Ce qui entraine une sous exploitation de ces plantations car les pieds de palmiers ne sont pas renouvelés à temps. Au passage nous vous rappelons que le Bénin compte trois grandes coopératives :
  1.     La coopérative de Agonvy qui fait 11.2OO hectares,
  2.     La coopérative de Hinvi qui fait 8.700 hectares,
  3.     La coopérative de Houin-Agamè qui fait 5.100 hectares.
  • Certains héritiers vendent déjà les terres de ces coopératives entrainant du coup une diminution des plantations. Un exemple palpable est celui de la commune d’Abomey- Calavi ou tout un quartier a disparu au profit de l’urbanisation grandissante. C’est le quartier ZOPA qui signifie Zone des Palmiers.
  • Des personnes déciment volontairement les pieds de palmiers à huile au profit de sa transformation en vin de palme communément appelé « sodabi » comme dans la zone de SEHOUE au profit d’autres cultures.

Par ailleurs, au Bénin  nous n’avons que des unités de type artisanal ou semi-artisanal qui se chargent de la transformation des régimes en huile de noix de palme et en huile de noix palmiste. Ce qui ne permet pas d’optimiser la production. Seule l’usine FLUDOR BENIN SA fabrique à l’échelle industrielle de l’huile de noix palmiste. Mais la matière première est importée du Ghana.

Au vue de tout cela, un mouvement dénommé MODES (Mouvement de Développement Social) dont le président est M. Pascal Todjinou a vu le jour invitant hier le ministère de l’élevage, de l’agriculture et de la pêche via son secrétaire général à réfléchir sur la question du  développement du palmier à huile au Benin.

Allons-nous attarder encore sur des séminaires ou à la création d’autres mouvements avant de passer à l’action ? En quoi aujourd’hui le Benin est le premier exportateur depuis qu’il a perdu sa place au niveau du palmier à huile ?

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