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Le choix du gouvernement béninois

« Qui trop embrasse, mal étreint » dit-on. Pour cela, le gouvernement a décide  de prioriser des filières comme : le Coton,  l’Anacarde,  l’ Ananas,  le Maïs,  le Manioc,  le Riz,  le Palmier à   huile, les  Cultures maraîchères, la Volaille, l’  Aulacode , le Lait, les  Œufs, le  Poisson et la Crevette.
Les actions qui seront engagées pour améliorer la productivité sont entre autres :

la disponibilité des  semences améliorées, les boutures et plants, les Géniteurs, les alevins,  les Engrais et pesticides, les  Aliments de bétail et produits vétérinaires. Il faut y adapter la  recherche et  les Conseils agricoles. Rendre disponibles les Infrastructures et équipements  pour les aménagements et la mécanisation adaptée en même temps que les Unités de conservation, de  transformation de commercialisation/recherche. Les mesures d’accompagnement pour la compétitivité et l’accès au marché retenues sont :

  • les mesures incitatives pour  la modernisation de l’agriculture,
  • les  appuis directs aux investissements productifs,
  • le renforcement des capacités des divers acteurs et
  • la  création d’un environnement favorable.

Les effets et impacts attendus par l’Etat à travers toute cette démarche sont :

  • La maîtrise progressive des fluctuations inter-saisonnières sur les marchés : c’est à-dire  la diversification des produits et dérivés de transformation,
  • la plus grande  présence des produits de meilleure qualité marchande et
  • la constitution de stocks des excédents de production à exporter.

Il est attendu, la réduction notable de la facture alimentaire sur produits importés tels que riz, produits maraîchers, viande, œufs, poissons.

La consolidation de la filière coton et  le rétablissement de ses équilibres financiers  fait partie des résultats attendus de même que  la mise en route irréversible des filières porteuses : ananas, anacarde, maraîchage, riz, viande et crevette.  L’Etat s’attend à l’augmentation des revenus des acteurs,  la création  de nouveaux emplois et une contribution plus significative du secteur aux recettes de l’Etat.

Pour réaliser cette grande ambition d’ici à 2015, il faut mobiliser   une somme de 1.808,9  milliards de FCFA.
Mais à l’heure actuelle des études de simulation ont montré que le Bénin aura un retard de cinq ans au moins sur la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd). Du coup , le plan stratégique de relance du secteur agricole ne peut plus être réalisé pour 2015.

Pour mobiliser les fonds, il  a été retenu que  la contribution des ménages soit  de 10%,  que l’État  contribue à hauteur de 25%,  que le secteur privé  apporte 30% et   que les bailleurs de fonds mobilisent 35% . Pour l’année  2009 où le plan a été  validé   en attendant  l’adoption en conseil des ministres pour sa mise en oeuvre réelle, il était retenu de mobiliser  119,8 milliards de FCFA en 2009. Les  dépenses sont évaluées à  près de 421,4 milliards de FCFA en 2015 ce qui correspond à un besoin annuel moyen de 258,4 milliards de FCFA.

Selon le Directeur de la prospective et de la programmation du Maep M. Assogba Hodonou, chaque année, l’Etat a fait l’effort de mobiliser 55 milliards de franc CFA et si l’on prend en compte toutes les promesses, on n’est pas loin de 250 milliards de franc CFA. Seulement le cadrage macro économique est une donnée qui freine la mobilisation de fonds pour le plan stratégique.

Le Plan stratégique de relance du secteur agricole est un outil de politique économique , mais l’Etat doit s’engager plus sérieusement en mobilisant les ressources et en corrigeant certaines réalités comme l’investissement agricole qui reste encore à 3,6 % du budget national prévu pour 2011.

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