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Bénin: le cajou souffre malgré les abeilles

La campagne de cajou de cette année fait grincer beaucoup de dents comme à chaque fois.
Lancée au début du mois de mars 2019 au prix de 400 FCFA/kg par le gouvernement, le prix du cajou a chuté et se retrouve à 250 FCFA/kg à Parakou et 200 FCFA/kg à N’dali en ce moment. Plusieurs raisons sont avancées par les acteurs pour justifier cela :

  • La situation politique du pays en ce moment ne facilite pas le commerce ce qui fait que beaucoup d’indiens (ils sont les plus gros acheteurs) hésitent encore à sortir de la liquidité,
  • Le Vietnam a réduit considérablement sa demande.
Apiculture

L’offre dépassant donc la demande, cela est normal que le prix chute. Ce qui a d’ailleurs amené la FENAPAB (FEDERATION NATIONALE DES PRODUCTEURS D’ANACARDE DU BENIN) en son point de presse du lundi 15avril 2019 a exhorté ceux qui disposent encore de stocks importants de cajou chez eux à les vendre. Car elle ne saurait rassurer quiconque de ce que le prix d’achat du cajou connaitra de nouveau une augmentation les jours et les mois à venir.

Dans tout ce méli-mélo où beaucoup se sont endettés (ce qui conduira d’ailleurs des gens en prison), nous venons donc proposer surtout aux propriétaires d’exploitation d’anacardier de penser à associer l’apiculture. Avec ces plantations, nous aurons du bon miel de cajou (contenant toutes les vitamines du cajou) et déjà que notre miel ordinaire est reconnu mondialement, le marché d’écoulement sera donc facile d’accès. « L’apiculture favorise la biodiversité : les plantes ont besoin des abeilles pour la pollinisation et les abeilles dépendent des plantes pour s’alimenter, rappelle Maurice Bardot.

Alors, vous me demanderez si la production du miel est rentable ? Une ruche donne en moyenne 10L à 20L de miel par an. Prenant le juste milieu qui est de 15L * 2000 Fcfa, nous avons 30.000 Fcfa par an par ruche. Pour une personne qui dispose de 30 ruches, ça lui fait 900.000 FCFA/an et cela pour au moins 5 ans. Sans compter la vente de la cire qui est une matière première fortement recherchée dans la cosmétologie et l’agroalimentaire. Par conséquent, l’investissement fait dès la première année est totalement récupéré.

Par ailleurs, pour avoir fait un travail d’enquête agricole durant deux mois dans la commune de Zakpota (département du zou), j’ai trouvé à peine 3 apiculteurs (producteurs de miel) sur 50 paysans enquêtés. Or la demande en miel ne cesse d’augmenter. Avis donc à ceux qui savent élaborer des projets-programmes dans ce sens.

Pensons-y et mettons-nous encore plus au boulot pour un Benin meilleur.

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